Et si Nicolas Sarkozy jouait 2012 en 2011 ?

Publié le par Campeo

Sarkozy-hesite.jpgDès le dernier bulletin lâché dans l'urne le 21 mars, tout le monde y est allé de son "ite missa est".

 

Sondages en pente prononcée, postulants dont la file d'attente est plus longue qu'une soirée de casting de la  Nouvelle Star, analyses fleuves sur une défaite annoncée et la machine à perdre de la "majorité" présidentielle. Bref, la droite broie du noir pendant que la gauche et ses partenaires voient la vie en rose. Sarkozy, c'est fini.... Même les parlementaires UMP ne semblent plus trop y croire et se lâchent en format 2.0.

 

Silence à l'Élysée.

Pas ou peu de réaction hormis les désormais célèbres clés de langage qui se répètent inlassablement sur les différents plateaux. Ah si, il y a eu la taxe carbone, sacrifiée sur l'autel électoral, au grand dam de ses ardents défenseurs persuadés de sa pertinence. Même l'Europe affiche un réticence à peine voilée (il faut dire qu'elle a un certain nombre de chats à fouetter en ce moment).

 

Alors quoi ? Nicolas Sarkozy aurait-il baissé les bras, finalement convaincu par son épouse de vaquer à d'autres occupations ? Lassé par l'ampleur des réformes à mettre en place, gêné par la crise pour appliquer son programme électoral, aurait-il décidé de laisser tomber ?

 

Notons tout d'abord la volonté affichée de sauver le soldat Retraite. Il faut dire que dans l'épique situation européenne actuelle, nos partenaires scrutent d'un œil particulièrement attentif notre capacité à moduler notre système pour qu'il ne creuse pas des finances déjà tendue. Les marchés, eux aussi, lorgnent Paris en attendant des gages sérieux de réforme avant de rendre leur verdict et leurs notes !

Bref, du succès de la réforme et surtout, de la manière de faire passer la pilule de l'allongement (non, pas celle là, l'autre...) pourrait dépendre la qualité du tremplin pour amorcer 2012.

 

Autre solution : la France prendra en 2011 la présidence du G20. Déjà en cours de préparation, Nicolas Sarkozy pourrait bien profiter de cette opportune visibilité pour renouveler le coup de la présidence européenne. En effet, il n'avait jamais été aussi populaire, à droite comme à gauche, en France comme ailleurs que lorsqu'il avait piloté le navire européen. La gestion du conflit georgien, l'Union pour la Méditerranée, l'union affichée face à la crise financière avaient laissé des traces incontestablement positives.

 

Alors, on imagine l'application que doit mettre le Président de la République à préparer 2011 et son G20 pour gagner 2012 et ses présidentielles.

Publié dans Les mots Campeo

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Blanko 06/05/2010 17:22


Pas sûr que ça suffise ! les élections européennes, même si elles ont été gagnées pas l'ump n'ont pas été un franc succès après la présidence de l'Europe, alors les présidentielles après le G20....