Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 21:22

logo POLITIP web Campeo est heureux de vous annoncer la naissance de Politip.

 

L'idée de ce nouveau blog est de favoriser l'analyse, le décryptage et les échanges politiques dans un esprit non partisan.

 

 

Politip est un blog collaboratif où tout un chacun peut s'inscrire très facilement comme contributeur, écrire des articles concernant par exemple :

 

- les sujets d'actualités,

- les relations publiques,

- les stratégies politiques,

- la communication,

- les mouvements en vue des campagnes,

- les sujets qui préoccupent l'opinion,

- l'évolution des technologies d'information politique,

- les attentes des électeurs...

 

La richesse de ce projet et son résultat dépendront de la qualité de fond des billets, de l'assiduité des contributeurs, des réactions des lecteurs. Loin de concurrencer les blogs personnels, Politip se veut complémentaire, territoire d'expression nouveau et complètera avantageusement la parole distillée par ailleurs par les bloggeurs.

 

L'inscription est sans contrainte particulière, sauf de respecter bien évidemment les règles classiques d'usage (pas de violence, détournements, racisme, etc....). Chacun peut soumettre ses billets sous son nom ou même un pseudo.

 

Alors qu'attendez-vous, exprimez-vous sur Politip !

Par Campeo - Publié dans : Invitation - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 21:00

Sarkozy-hesite.jpg Dès le dernier bulletin lâché dans l'urne le 21 mars, tout le monde y est allé de son "ite missa est".

 

Sondages en pente prononcée, postulants dont la file d'attente est plus longue qu'une soirée de casting de la  Nouvelle Star, analyses fleuves sur une défaite annoncée et la machine à perdre de la "majorité" présidentielle. Bref, la droite broie du noir pendant que la gauche et ses partenaires voient la vie en rose. Sarkozy, c'est fini.... Même les parlementaires UMP ne semblent plus trop y croire et se lâchent en format 2.0.

 

Silence à l'Élysée.

Pas ou peu de réaction hormis les désormais célèbres clés de langage qui se répètent inlassablement sur les différents plateaux. Ah si, il y a eu la taxe carbone, sacrifiée sur l'autel électoral, au grand dam de ses ardents défenseurs persuadés de sa pertinence. Même l'Europe affiche un réticence à peine voilée (il faut dire qu'elle a un certain nombre de chats à fouetter en ce moment).

 

Alors quoi ? Nicolas Sarkozy aurait-il baissé les bras, finalement convaincu par son épouse de vaquer à d'autres occupations ? Lassé par l'ampleur des réformes à mettre en place, gêné par la crise pour appliquer son programme électoral, aurait-il décidé de laisser tomber ?

 

Notons tout d'abord la volonté affichée de sauver le soldat Retraite. Il faut dire que dans l'épique situation européenne actuelle, nos partenaires scrutent d'un œil particulièrement attentif notre capacité à moduler notre système pour qu'il ne creuse pas des finances déjà tendue. Les marchés, eux aussi, lorgnent Paris en attendant des gages sérieux de réforme avant de rendre leur verdict et leurs notes !

Bref, du succès de la réforme et surtout, de la manière de faire passer la pilule de l'allongement (non, pas celle là, l'autre...) pourrait dépendre la qualité du tremplin pour amorcer 2012.

 

Autre solution : la France prendra en 2011 la présidence du G20. Déjà en cours de préparation, Nicolas Sarkozy pourrait bien profiter de cette opportune visibilité pour renouveler le coup de la présidence européenne. En effet, il n'avait jamais été aussi populaire, à droite comme à gauche, en France comme ailleurs que lorsqu'il avait piloté le navire européen. La gestion du conflit georgien, l'Union pour la Méditerranée, l'union affichée face à la crise financière avaient laissé des traces incontestablement positives.

 

Alors, on imagine l'application que doit mettre le Président de la République à préparer 2011 et son G20 pour gagner 2012 et ses présidentielles.

Par Campeo - Publié dans : Les mots Campeo - Communauté : Politique française
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 11:45

Collomb-reflechit.jpg Il est partout, donne son avis sur tout, phagocyte les médias, soigne ses apparitions, assume des positions parfois à contre-courant.

Vous savez comment on appelle ce genre de situation ? Être en campagne, tout simplement.

 

Oui, Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, président du Grand Lyon est en campagne !

Depuis quelques semaines, voire quelques mois, il est sorti de la légendaire réserve et sagesse lyonnaise pour être en première ligne. Mais pourquoi ? Quel est l'objectif de Gérard Collomb ? Il ne s'agit plus de Lyon.

 

Il ne cache pas ses préférences. Ardent soutien de la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour les présidentielles de 2012, il joue son va-tout quitte à rentrer en conflit avec la direction nationale du PS.

 

Persuadé que la gauche va revenir au pouvoir en 2012, le maire de Lyon travaille donc avec application et détermination sa posture de ministrable potentiel. Pour cela, il avait  besoin, au préalable, de consolider une image nationale qui lui faisait cruellement défaut. Ses apparitions rue de Solférino, ses déclarations sur des sujets de politique nationale (burqa, retraites...) ont comblé en partie ce déficit.

En revanche, il ne peut pas s'empêcher de réagir en baron de province en soutenant son "camarade" Georges Frêche lors des dernières régionales. Notons néanmoins que cet épisode visait plutôt à déprécier l'apport de Martine Aubry et de l'appareil socialiste dans la victoire de mars dernier.

 

Pourtant, malgré cette hyperactivité, impossible de lire clairement dans la stratégie de Gérard Collomb. Bien malins celles et ceux qui peuvent aujourd'hui deviner dans quelle direction il se dirige et  vers quel maroquin ministériel va sa préférence. Jouons un peu !

 

> Gérard Collomb au ministère de la ville ?

Le plus évident non ? Pourquoi ne pas être tenté de s'appuyer sur son bilan à Lyon pour proposer à ce cher DSK de dupliquer le modèle ailleurs ? On le voit bien reprendre le dossier du Grand Paris à l'instar que ce que le président du Grand Lyon propose pour le quartier d'affaires de la Part-Dieu. Les tours c'est son dada !

 

> Gérard Collomb au ministère de l'intérieur ?

Là, c'est plutôt le côté autoritaire du personnage qui pourrait être mis en avant. En effet, Gérard Collomb ne manque pas de caractère, trop parfois, souvent au détriment de ses petits camarades. Sûr de lui, il n'hésite pas à affirmer ses positions et à décider de son propre chef, faisant fi des conseils qu'il n'écoute plus.

 

> Gérard Collomb au ministère de l'immigration et de l'identité national ?

Ses récentes positions sur l'interdiction du voile intégral traduiraient-elles les prémices d'une velléité à prendre à bras-le-corps les thématiques de ce ministère ? On le voit mal assumer, en homme de gauche, les charters que son président lui demandera pourtant d'organiser.

 

> Gérard Collomb au ministère des sports ?

On le sait premier supporter (oui, ça fait bien) de l'OL. Il joue les madames Irma en prévoyant le score de son équipe fétiche en Ligue des Champions, donne des leçons aux joueurs dans la récentes affaire sordide liée à l'équipe de France, se fait, envers et contre tous, le défenseur des projets de construction de stade avec son ami Jean-Michel Aulas. Bref Gérard Collomb aime le sport, alors pourquoi ne pas lui confier cette responsabilité nationale ?

 

> Gérard Collomb au ministère de l'aménagement du territoire et de l'écologie ?

Voilà un bon sujet pour Gérard ! Si fier de ses chantiers et notamment du projet confluence à Lyon, il aime construire, aménager. Plus il y a de grues plus il est content. Bon, c'est vrai, les travaux il faut que ça se remarque ! Mieux vaut aménager des berges sympa pour flâner, créer un nouveau quartier bobo (il n'y a pas de mal à vouloir choyer ses électeurs) que de s'engager sur des projets à long terme peu valorisants (bouclage du périphérique de la 3ème ville de France par exemple). Mais bon, personne n'est parfait !

Pour l'écologie, c'est un chef ! Ses relations avec les élus verts de sa ville en témoignent ! Son pragmatisme écologiste est sans borne.

 

Voilà donc quelques suggestions pour imaginer l'avenir de Gérard Collomb en tant que ministre auprès de DSK. A vous d'imaginer d'autres suppositions.

Après avoir rêvé à la présidence de la République, le voilà donc en piste pour un portefeuille visiblement désiré.

 

Pourtant, le grand écart risque d'être délicat. Ils sont nombreux à avoir caressé l'idée d'un destin national sans pouvoir y prétendre au final. Les électeurs sanctionnent souvent les personnalités tentées de délaisser leurs fiefs pour jouer l'aventure parisienne. Ce fut notamment le cas d'Alain Juppé et de Catherine Trautmann.

D'ailleurs, l'ancien directeur de cabinet de Monsieur Collomb avait tenté de l'alerter sur cette hypothèse avant d'être remercié.

A courir plusieurs lièvres à la fois, on risque de n'en attraper aucun !

Par Campeo - Publié dans : Tout le monde en parle - Communauté : tout LYON - et ses environs
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 18:00

Fotolia_11124524_S.jpgLe port du voile intégral (appelé à tort de manière générique "burqa") fait débat en France. Une loi sera vraisemblablement proposée au parlement avant l'été.

 

Au delà de la protection de la sacro-sainte laïcité nationale, et du voile intégral proprement dit, ce phénomène de vigilance s'inscrit dans un état d'esprit beaucoup plus général qui touche le continent européen depuis quelques temps.

Les observateurs politiques s'intéressent de plus en plus à ce mouvement de pensée qui atteint aussi bien l'europe occidentale que les pays de l'est.

 

Les populations européennes semblent vouloir se protéger et se préserver de plus en plus de situations potentiellement anxiogènes et perçues comme agressives pour elles : communautés, étrangers, religions, systèmes économiques différents...

 

Petit survol européen :

 

En France tout d'abord. Après le débat sur l'identité nationale lancé avant les échéances régionales, l'interdiction de la burqa fait la une de tous les médias. Manœuvre politicienne ? Pas seulement. La preuve avec ce récent  sondage qui montre que 70% des français sont favorables à une loi interdisant le port du voile intégral. Au delà du chiffre important, ce sont les détails qui sont révélateurs puisque les sondés plutôt proches des "idées de gauche" sont plus de 63% à soutenir l'idée d'une loi... On est donc bien devant une volonté générale et affirmée de la population.

 

Continuons le voyage. En Autriche, lors des dernières élections présidentielles, l'extrême droite à joué les trouble-fêtes et s'enracine durablement dans le paysage politique du pays, tout comme en Hongrie. Ici, ce sont bien des idées manifestement xénophobes qui font recette, on ne parle pas de voile ou autre coutume vestimentaire.

 

La Belgique n'est pas en reste dans cet état des lieux du repli identitaire et d'inquiétude européen. Après avoir proposé une loi pour interdire la burqa, le pays est (re) tombé dans une énième crise nationale profonde. Deux phénomènes s'entrechoquent : la peur du voile et le rejet du voisin. Les uns (côté flamand) reprochent aux autres (wallons) de profiter d'un système de protection sociale et d'infrastructures sans apporter de contribution financière suffisante, de préférer le chômage et ses allocations à l'effort du travail et dernièrement, de remettre en cause leur identité en refusant de parler la langue officielle dans certaines communes.

 

N'oublions pas la Suisse, même si elle ne fait pas partie de la Communauté Européenne. En novembre 2009, un référendum  avait majoritairement entériné l'interdiction de construire des minarets. Malgré les protestations de la communauté internationale qui avait usé de son meilleur "politiquement correct" et des arguments des différentes églises, les suisses n'ont pas sourcillé.

 

En Italie, c'est la Ligue du Nord qui fait parler d'elle lors des dernières élections régionales. Ce parti, ostensiblement raciste et régionaliste, a remporté plusieurs régions et s'impose comme un acteur incontournable de la politique italienne. Là aussi, indiscutablement, c'est le résultat des urnes donc un choix assumé d'une partie de la population.

 

Le tour d'Europe n'est pas complet, mais ces quelques cas sont toutefois révélateurs d'un mouvement profond qui habite notre bon vieux continent.

 

Comment expliquer cette évolution ?

 

La crise bien sûr. Elle a bon dos celle-là ! Mais son nom a tellement été martelé depuis de longs mois qu'elle fait désormais partie de notre quotidien. Nous vivons avec elle, nous parlons d'elle, elle occupe un espace attitré dans notre vie. Par ailleurs, elle est réelle. Profonde. Amenée par des dérives financières qui reprennent de plus belle, elle a engendré une crise économique grave et accentué nos faiblesses face aux mutations du monde "moderne".

Les européens ont peur. Peur de perdre leur job, peur de ne pas y arriver. Ils n'ont plus confiance et se méfient de tout, cristallisant de fait leurs angoisses sur ce qui est différent (étrangers, coutumes, religions...)  et incarne une menace potentielle.

 

La mondialisation ! Et voilà un autre sujet qui fâche. Pourtant largement prévisible, elle a été repoussée sans complexe par nombre de gouvernements. Tout le monde a joué au chat et à la souris, au poker menteur, préférant subventionner des industries mourantes, maintenir coûte que coûte des méthodes de fonctionnement dépassées et trop lourdes plutôt que de miser sur la formation, l'investissement, la recherche, et de privilégier le financement de secteurs d'avenir. Maintenant, plus possible de se voiler la face (sans mauvais jeu de mot dans cet article), nous sommes en plein "dedans". Il faut gérer l'appétit des pays émergents et la concurrence inévitable dans tous les domaines (entreprises, universités, formation des cadres, secteurs publics...).

 

Enfin, l'agrandissement de l'Europe, l'éloignement du pouvoir de décision, l'entrée de pays aux histoires différentes les unes des autres amplifie ce phénomène de repli sur soi, de communautarisme, de désir de protection.

 

En fait, la véritable crise de notre époque, c'est que nous ne sommes pas sûrs de nous ! Nous manquons de confiance et, plutôt que d'aller de l'avant, d'inventer, de bousculer les problèmes pour mieux les surmonter, nous enfilons ceintures et bretelles en attendant que l'orage passe.

Or, pendant ce temps, les autres avancent. Selon le vieil adage, la meilleur défense, c'est l'attaque (souvenons-nous de la ligne Maginot...).

Espérons que les peuples européens prendront conscience de leurs richesses économiques, intellectuelles, artistiques, sportives... pour retrouver le goût de l'initiative et abandonner cette tendance étriquée et de repli qui les anime actuellement.

Par Campeo - Yann Compan - Publié dans : Les mots Campeo - Communauté : Opinion publique
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 22:16

point_interrogation.jpg C'était pendant la campagne pour les présidentielles de 2007....

En visite dans un quartier sensible de Strasbourg, François Bayrou s'explique avec quelques jeunes venus le chahuter. Le dialogue s'engage quand soudain, le candidat donne une gifle à un gamin qui lui faisait les poches : "tu me fais pas les poches" !

Dès lors, la côte de popularité de François Bayrou décolla et sa sympathie en sortit renforcée, aussi bien dans l'opinion que dans les média.

 

Pourquoi ce rappel ? C'est de l'histoire ancienne après tout !

 

Juste pour faire un rapide parallèle avec les propos récents de Nicolas Sarkozy.

 

Il y eu tout d'abord le désormais célèbre "casse toi pauv'con" du salon de l'agriculture...

 

Jeudi dernier, tous les supports de communication on focalisé l'information sur la remarque du président de la République lors de son déplacement en Savoie. Un inconnu s'est essuyé la main après avoir serré celle de Nicolas Sarkozy qui lui a alors lancé : "fais pas le malin".

L'anecdote, puisque c'en est une, a immédiatement fait le tour des média dans l'après-midi. Vidéo, posts, tout y passe. Quand on revoit les images, pourtant, pas de quoi fouetter le moindre chat !!!!

 

Quand on analyse les faits en toute neutralité, sans vouloir défendre la présidence ni dénigrer le battage autour de cette phrase insignifiante, plusieurs réflexions nous viennent à l'esprit.

 

Tout d'abord, force est de constater que Nicolas Sarkozy récolte les fruits d'un certain style affiché depuis le début de son mandat. Les inégalités dans sa politique de communication, le style "cash", la volonté de traiter en direct des sujets de société quotidiens sans filet, ont engendré ce genre de dérapage qui pourrait passer inaperçu dans une autre situation.

 

Ensuite, le reportage "live" est très mal maîtrisé par nos hommes politiques. On se souvient de l'affaire Brice Hortefeux au campus UMP, de Rachida Dati au parlement européen, de Manuel Valls à Evry....Aujourd'hui, tout propos peut être subrepticement enregistré sur un téléphone, une vidéo tournée par dessus une épaule, le tout diffusé dans la minute sur Internet. Les coachs en communication ont du boulot !

 

Ensuite, on peut s'interroger, sans remettre en cause le premier point, sur l'excès de "zèle" médiatique qui entoure les moments comme jeudi dernier. La couverture de "fais pas le malin" est nettement accentuée par rapport à l'actualité de fond (rattachement de la Savoie à la France). Un tantinet disproportionné non ? De fait, beaucoup de concitoyens auront retenu de cette journée une petite phrase au lieu d'un repère historique fondateur. Finalement, est-ce bien raisonnable ?

 

Enfin, est-il vraiment choquant que le président de la République française, quel qu'il soit,  sermonne un petit malin venu faire le show devant les copains ? Souvenons-nous de jacques Chirac à Jérusalmen...

 

De la baffe de Strasbourg à la remarque de Chambéry, il n'y a qu'un pas, avec des conséquences et des médiatisations différentes.

Nicolas Sarkozy doit désormais se demander, comme après la gifle de François Bayrou, si sa côte de popularité remontera en flèche rapidement.

Par Campeo - Publié dans : Tout le monde en parle - Communauté : Media - Actualité générale
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