DERNIERE MINUTE

Mercredi 9 septembre 2009
"L'été s'ra beau, l'été s'ra chaud ! Dans les t-shirt dans les maillots !!"
Et oui, ne l'oublions pas, l'été n'est pas fini. Mais il fut chargé en feuilletons et en révélations sur les soupçons, les accusations, les fraudes, les polémiques etc....

L'affaire Publifact tout d'abord.... Mauras doit se retourner dans sa tombe ! Un de ses disciples s'est fait prendre les doigts dans la confiture. L'histoire ? Une remarque de la Cour des Comptes sur la rémunération du cabinet de conseil politique de Patrick Buisson. Publifact aurait vendu des sondages à l'Elysée via Opinionway pour des montants astronomiques.
Nous aurons d'ailleurs l'occasion de revenir très prochainement sur ces histoires de sondages et de suspicion les entourant.

Ensuite, c'est Clearstream qui suit son cours. Lentement mais sûrement. Inexorablement. Dominique ne doit pas très bien dormir d'ailleurs, même s'il donne le change dans la presse en jouant, comme il sait très bien le faire, le flamboyant sans peur ni reproche. Illusion pour donner le change et tenter d'équilibrer le rapport de force (chose très usitée en politique) pendant que la négociation se poursuit : "pas taper Nicolas, pas taper ! Oui, mais alors douceeeeement, dou-ce-ment Dominique !"

Et voilà qu'après un rassemblement prometteur à La Rochelle, une belle image d'unité donnée aux média en cette fin d'été calme (pas de canicule, rien à se mettre sous la dent mis à part les conséquences avérés de jogging post déjeuner), les sourires, les mains tendues au MODEM, patatras , notre bon vieux PS se reprend les pieds dans le tapis.

Ou plus exactement, les mains dans les urnes !
Dans leur livre, deux journalistes (Europe 1 & Canal) apportent la preuve que les élections internes du PS lors du Congrès de Reims ont été truquées.
Martine Aubry et ses fidèles lieutenants sont impliqués directement. Ils auraient notamment attendus le résultat des votes des sections socialistes françaises sans communiquer les résultats du Nord. Ainsi, ils auraient, en fonction des chiffres obtenus, falsifié les votes du Nord pour faire passer, quel que soit le scénario, Martine Aubry en tête. Bref, bourrage d'urnes.
Après Perpignan et ses chaussettes, c'est la braderie des bulletins à Lille !
Bon, soyons honnêtes, personne (même pas nos proches amis socialistes) ne se faisait trop d'illusions sur ce vote. Boîtes à chaussures, recomptage, hésitations, bref, le flou artistique total et un sentiment de sérénité et de confiance plus que mitigé.
Mais tout le monde s'était finalement rangé derrière "le vote des militants"... SIC !

L'idée n'est pas de faire un énième billet sur ce sujet de bourrage d'urnes, même si cette manipulation est détestable et remet fondamentalement en cause la démocratie (d'autres partis d'ailleurs prennent des précautions nouvelles pour éviter cette plaie, notamment avec le vote électronique).
Non, l'idée est plutôt de savoir quelle vont être les réactions. Ségolène Royal qui crie au loup à programmé une "déclaration solennelle" prochainement.
Si elle en rajoute, elle risque d'aggraver encore la crise que traverse le PS. Tensions, rivalités, choix, nul doute que les conséquences seraient violentes et difficilement cicatrisable surtout avant un scrutin aussi important que les régionales.
D'un autre côté ce pourrait être pour Ségolène un moyen de se poser en victime (elle adoooore), de revendiquer le leadership confisqué à Reims et de mener du coup le rapprochement avec le MODEM plus vite que prévu en éliminant la vieille garde socialiste.
Autre solution, la négociation ! Comme pour le couple Villepin-Sarkozy, un arrangement qui permettrait à Miss Poitou de reprendre du poil de la bête au sein du parti et d'imposer ses choix, ses hommes, ses méthodes. Elle élimine ainsi en douceur une rivale pour 2012 et peut du coup s'appuyer tranquillement sur le PS ou du moins ce qu'il en reste.

Gageons que les jours qui viennent vont être occupés à cogiter dans les états majors, les portables vont chauffer et les réunions s'enchainer ! De la vraie politique quoi !
Bientôt le dénouement.
Par Campeo - Publié dans : Actualité - Communauté : Politiquement Direct
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Mardi 8 septembre 2009
Le conseil général du Rhône a retenu deux groupements d’entreprises - les seuls candidats – pour poursuivre la construction du Musée des Confluences à Lyon, un chantier arrêté maintenant depuis un an et demi et qui avait, auparavant, déjà connu plusieurs suspensions de travaux.

Les deux groupements d’entreprises, emmenés par Vinci et Leon Grosse, ont fait des offres de base respectivement de 119 millions d’euros et de 99,5 millions d’euros. Le candidat retenu devrait être connu en novembre prochain et aura pour tâche de mener à bien un projet pour lequel le département a déjà versé 60 millions d’euros, notamment à la première entreprise de gros œuvre, déclarée en faillite en 2008, et à la Société d’équipement de la région lyonnaise. Le coût du futur musée devient d’ailleurs une préoccupation des élus qui a conduit le président du conseil général Michel Mercier à indiquer que le projet sera financé «sans le recours à l’impôt». Mentionné à l’origine pour 400 millions de francs (60 millions d’euros) puis adopté par le département pour 90 millions d’euros, le projet est aujourd’hui évalué par Michel Mercier à 176 millions d’euros.
Au coût prévisionnel du bâtiment construit par les entreprises, il faut ajouter les dépenses des corps d’état techniques/secondaires, la scénographie, les prestations intellectuelles, les assurances et autres aléas (provisionnés pour six millions d’euros). Selon Michel Mercier, le conseil général compte 137 millions d’euros de recettes disponibles et mise sur 38 millions d’euros de recettes complémentaires grâce à un programme de cession du patrimoine (immeubles du Sdis, des services centraux, du laboratoire vétérinaire et même un lycée horticole). Prévu pour être livré aux alentours de 2008, le Musée des Confluences pourrait entrer en service avec «la réforme territoriale», dixit Michel Mercier, soit en 2014.

Source : Gazette des Communes
Par Campeo - Publié dans : Actualité - Communauté : tout LYON - et ses environs
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Lundi 7 septembre 2009
Ben oui. Fini les vacances.
J'ai faiblement fini par céder à la pression. Je ne pensais pas en arriver là, mais certains(es) commençaient déjà depuis quelques temps à m'appeler en disant "hé ho, au fait, dis et, tu publies plus de billets ?".
D'autres, ouais, de toute façon, je le savais, Campeo, ça sert à rien !
"De toute façon, une équipe avec des caractères aussi différents, des gens de confessions différentes ça ne marchera jamais" (ça ne vous rappelle rien ?).
 
Mais par quoi commencer ? Hein ? Par quoi ?
Pas facile ? Les élections en Allemagne ? Mouais.
Les difficultés d'Obama ? Facile.
Martine à La Rochelle ? Bof.
Le retour en force de la politique, la France restant un modèle du genre (encadrement des rémunérations des traders, contrainte sur Apple, reflexions sur la place de l'énergie dans notre société...). J'aurais bien aimé.

Mais finalement, le fait de la rentrée est alimentaire. Oui, alimentaire. La tendance, que vous le vouliez ou non est là. Mesdames et messieurs, la mode, le bidule de la rentrée c'est le SMOOTHIE (prononcez smousssssssi).
Z'avez quà regarder dans les rayons de vot' superette, vous verrez que j'vous raconte pas des calembredaines M'ssieurs Dames.
Partout fleurissent ces breuvages insipides, trop sucrés, trop riches, trop épais, sans véritable goût prononcé, avec du yahourt ajouté, un peu écoeurants finalement. Le genre de truc qu'on goûte une fois et dont on se lasse. Bref, le vrai truc à la mode qu'on achète une fois parce que, quand même, faut bien vivre avec son temps, mais qui a, "at least", un goût de "on n'y revient pas" !

Alors, posons nous la question. Que vaut-il mieux boire pour démarrer sa journée ? Un bon vieux jus d'orange un peu acide et qui reste sur l'estomac ou ce saumâtre breuvage qui n'a ni goût ni grâce ?

A quoi celà me fait-il penser ? Ha oui, j'y suis ! C'est un peu comme le Modem et le PS. Ils occupent tous deux l'actualité de la rentrée. Mariage ? Concubinage ? Pacs ? On ne sait pas trop. C'est notre smoothie politique à nous.
La rencontre, la "main tendue" entre Bayrou et Aubry, nul ne sait si ce sera une orange sanguine amère ou un smoothie insipide.

La certitude, c'est que tout ça sent le rafistolage et ne convainc guère.
Bayrou, qui se réclame parfois du centre et de Giscard.... Ce dernier, le pauvre, il doit se retourner.....dans son lit.
Tout ça est contre-nature, c'est une évidence, et ne saurait même pas constituer une bonne alliance électorale.

Quoi qu'on en dise, le terme "famille politique" a un sens et je ne vois pas des centristes s'allier durablement avec la gauche, surtout sur la friche actuelle des propositions qu'entretiennent le PS et le MoDem.
En outre, plusieurs questions me viennent à l'esprit : qui commandera cet hétéroclite aéropage ? Est-il raisonnable d'envisager une entente entre Ségolène, Martine, François, Manuel et les autres quand on connait leurs appétits pour accéder à la fonction suprème ? On frise le retour à la IVème République. Je vois d'ici les premierministrables grimpant les uns après les autres les marches de l'Elysée pour prendre leurs fonctions....pour 3 mois !
Bref.

En conclusion, je partagerai juste cette petite anecdote.
Avez-vous vu cette semaine l'excellent reportage retraçant les années Chirac ?
Moi, ce qui m'a frappé, c'est de voir à chaque plan, chaque séquence, François Bayrou assis aux côtés de Léotard, Séguin, Sarkozy, Chirac, Balladur etc.... Quand je vous dis que le mot famille est important....
Par Campeo - Publié dans : Billets Campeo - Communauté : Politique française
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Mercredi 29 juillet 2009
Décidément, la construction de cet édifice en forme de nuage dans le sud de l'agglomération lyonnaise, là où Rhône et Saône ne font plus qu'un ne cesse d'être repoussée.
On finit par se demander si tout ça ne va pas finir comme on dit en "eau de boudin" !

Dernière torpille en vue pour ce projet : la réforme territoriale. Encore une me direz-vous. On n'est plus à ça prêt !
Il est vrai que depuis le résultat du concours, il y a 8 ans, les rebondissements ont été légion dans ce dossier.

Quelques rappels : le Conseil Général du Rhône, Michel Mercier en tête a décidé de donner une dimension culturelle internationale à Lyon (il parait que cette fois, c'est la bonne). L'idée ? Un musée original, capable d'attirer une clientèle européenne à l'image du musée Guggenheim de Bilbao.
Les retombées économiques devaient être, à terme, très lucratives pour la ville. Pas gagné !

Profitant de l'aménagement d'une des plus grandes friches urbaines française, le bâtiment a pris forme petit à petit, tout du moins dans la tête et sur la planche à dessin de son architecte, l'autrichien Wolff Prix.

A ce jour, seules les fondations ont été posées et pour le reste, on attend toujours.

Que s'est-il donc passé ? Pourquoi un tel retard, pourquoi la construction n'avance t'elle pas ?

Tout d'abord, problème de budget : de 91 millions d'euros au départ, la réalisation de ce musée est finalement estimée  à 160 millions d'Euros.
Mais ce n'est pas tout. L'architecture (trop ?) audacieuse du projet (pas un seul mur droit, tout est oblique) a engendré des contraintes techniques majeures, des divergences sur les solutions à adopter, des difficultés pour trouver une assurance décennale, personne ne voulant s'engager pour tant d'inconnu.

De fait, l'entreprise de construction et le maître d'ouvrage ont divorcé en decembre 2008.

Un nouvel appel d'offre restreint a été lancé, mais sans succès. Las, un autre en mai 2009, les entreprises qui répondent seront désormais rémunérées !
Personne ne veut abandonner le projet (ça ferait désordre), mais les difficultés récurrentes et le manque d'engouement des lyonnais pour leur super-musée laisse envisager un bidule mal né !

Et voilà donc qu'arrive, telle la cavalerie, la réforme territoriale qui pourrait remettre en cause le budget de Confluence. En effet, si la Communauté Urbaine (Grand Lyon) absorbait à terme la structure départementale, certains élus locaux affirment déjà que cette première n'aurait pas nécessairement vocation à financer ce pharaonique projet !
Voilà qui promet encore des embuches et des retards. Ce n'est pas demain la veille que les européens viendront visiter Lyon pour son musée et que la ville sera une capitale culturelle remarquée !
Par Campeo - Publié dans : Billets Campeo - Communauté : tout LYON - et ses environs
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Vendredi 24 juillet 2009
Discrètement.
Sans badaboum ni trompettes.
Pendant que tout le monde se concentre sur les étapes du tour de France, Hadopi ou encore le tic-tac de Julien Dray, le parlement vient d'adopter une loi qui modifie profondément l'environnement de travail des fonctionnaires français.

Mo-bi-li-té !
Le mot est lâché, la réforme aussi.
Sans surprise, la majorité présidentielle a largement voté le texte de loi auquel s'est opposé l'ensemble des partis de gauche.

Sans surprise. De toute façon dès que l'on parle de fonction publique, les vieux démons ressurgissent. L'équation est simple : droite = pourfendeur organisé de fonctionnaires - gauche x (dogme indécrottable de la protection du service public en danger) = simili débat pas très concret.

Essayons, je dis bien essayons, de prendre un peu de recul, rien qu'une seule fois.

L'idée de fond part du constat que la mobilité professionnelle reste très faible dans l'administration française. Moins de 5% des agents change de secteur durant leur carrière. Le gouvernement choisit donc de bousculer les règles et de favoriser la circulation dans les corps d'état. Pourquoi pas ? Ce système fonctionne très bien dans le privé, c'est même une de ses caractéristiques fondamentales. Par ailleurs, nul ne peut nier (en fait si, certains le font) que le monde change, la France change, l'état de nos finances change, les besoins des citoyens changent... Il peut donc être opportun d'initier cette mobilité maintenant pour s'adapter à cette nouvelle donne générale. On ferme des implantations militaires ? Qu'à cela ne tienne, les fonctionnaires peuvent anticiper et changer d'activité.

Oui, mais bon. La mobilité n'est pas un terme encore très "hype" dans l'administration française. Si le secteur privé a besoin de cette faculté, principalement pour équilibrer naturellement le rapport de force entre salariés et patrons (je suis libre de te quitter si tu ne me donnes plus satisfaction) et répondre à l'évolution constante du marché (disparition de pans entiers d'activités avec reclassement du personnel), le public, lui, prône plutôt la stabilité.
Les candidats aux différents concours recherchent une continuité dans leur progression au sein de la même administration et veulent être rassurés sur la pérennité de leur emploi, en contrepartie, parfois, de salaires plus faibles..

Bref, un gros changement culturel. Voilà pourquoi je vous dis que cette loi, votée sans médiatisation, pourrait bien chambouler non seulement la mobilité des personnes au sein du service public, mais aussi la mutation d'administrations entières demain.
Il sera intéressant de suivre tout ça de très près et de voir comment réagissent les fonctionnaires à cette nouvelle opportunité-menace-force-faiblesse.
Par Campeo - Publié dans : Règlementation - Communauté : Réformer la France
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