Nicolas Sarkozy 2012 : rupture ou récidive ?

Publié le par Campeo

sarkozy_reflechit.jpgNous entrons en pleine effervescence à l'aube des -importantes- élections régionales. L'enjeu est simple. Ou plutôt les enjeux, chaque formation politique ayant le sien.
L'UMP veut mesurer sa capacité à poursuivre l'action engagée et préparer les échéances futures, notamment les présidentielles. Le PS garder ses capacités de contre-pouvoir en tenant le plus de régions possible histoire de s'opposer localement au gouvernement, puisqu'il a un mal fou à le faire autrement. Le FN cherchera à renflouer les caisses et à se maintenir au deuxième tour quand les 10% seront atteints. Les Verts et Ecologistes se jaugeront après le succès des européennes.
Voilà, l'équation est posée.

Revenons un instant aux objectifs de l'UMP. Et plus particulièrement ceux de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas trop tôt pour se poser des questions sur les futures présidentielles. Les sondages commencent à fleurir sur le premier tour de l'élection préférée des français. Les options se dessinent. Le retour de telle ou telle personalité, les scores, les programmes même. Une question reste cependant sans réponse. Ira-t'il, n'ira-t'il pas ?
Ben oui, même si les partisans UMP ne doutent pas de la présence de leur chef en 2012 ("maintenant, c'est sûr") des doutes subsistent. La mise en route de la machine Copé ne serait-elle que pour 2017 ?

Pesons le pour et le contre ou plus exactement, les élements qui invitent Nicolas Sarkozy à se représenter et ceux susceptibles de le freiner :

POUR :

- il aime ça ! Comme son ami Johnny, il suffit qu'on lui "donne l'envie" et qu'il sente qu'il peut imprégner sa marque et son style dans l'action, et il ira.
- l'activité économique devrait, selon toute vraisemblance, reprendre en 2011. Bon moment pour mettre en avant la réussite des réformes du mandat et redonner de l'impulsion aux français.
- tout simplement utiliser ses deux quinquennats pour "finir le job" et conclure en 2017 sur des grands projets en amorce (Grand Paris, etc...).

CONTRE :

- Carla ne veut pas ! Dans une récente interview, la première Dame estime, à titre personnel, qu'un mandat serait suffisant.
- L'une des envies exprimées de Nicolas Sarkozy est de "repartir dans le privé". Avec son carnet d'adresse et son image développée depuis qu'il est élu, il pourrait ainsi mettre à profit son expérience et augmenter considérablement ses revenus pour profiter de la vie.
- ce serait plus en accord avec sa politique de rupture. En effet, le Président de la République a toujours fustigé l'immobilisme et l'inaction des fins de règnes précédents. Il serait malvenu de prendre le risque de tomber dans les mêmes travers.
- le concept de CDD politique : comme les ministres et secrétaires d'état s'interchangent au gré des missions et fonctionnent de plus en plus en mode projet, comme dans les entreprises privées, Nicolas Sarkozy pourrait décider que sa mission et son CDD sont accomplis et laisser la place à un nouveau reponsable de projet.
- que proposer d'autres ? S'il a effectivement été élu sur le thème du changement profond, quelle pourrait-être la grande idée nouvelle qui l'épargnera de l'usure du pouvoir et de la lassitude des français ?

Une chose est certaine. Nicolas Sarkozy, cristallise sur lui quelque chose de nouveau. Jamais les français n'auront été dans une telle dichotomie envers leur Président. Plus que le mécontentement, voire le rejet, voire la haine pour certains, d'autres semblent dans un culte de la personalité sans mesure.
Il aura été celui qui a accompagné la mondialisation en disant clairement aux français : "il ne sert à rien de lutter ni de se fermer, il faut y aller". Il aura aussi marqué la rupture face aux idées et modèle français d'après-guerre.

Ces révélations plus le fait d'être mis face à nos responsabilités expliquent en grande partie les sentiments que Nicolas Sarkozy induit.
Alors, rendez-vous en 2012 pour le face-à-face et le bilan avec les français ?
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Publié dans Les mots Campeo

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<br /> On est tjrs élu sur un projet, pas sur un bilan !<br /> <br /> Mais si en plus le bilan est plus que mitigé ....<br /> <br /> La question est de savoir si Sarkozy paut encore porter un projet? Si oui, lequel ? Et sera-t-il encore crédible ?<br /> <br /> 2012, c'est encore loin, très loin ....<br /> <br /> Heureusement car à ce jour, la réponse est simple : Non !<br /> <br /> <br />
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