Règlementation

Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 21:41
Discrètement.
Sans badaboum ni trompettes.
Pendant que tout le monde se concentre sur les étapes du tour de France, Hadopi ou encore le tic-tac de Julien Dray, le parlement vient d'adopter une loi qui modifie profondément l'environnement de travail des fonctionnaires français.

Mo-bi-li-té !
Le mot est lâché, la réforme aussi.
Sans surprise, la majorité présidentielle a largement voté le texte de loi auquel s'est opposé l'ensemble des partis de gauche.

Sans surprise. De toute façon dès que l'on parle de fonction publique, les vieux démons ressurgissent. L'équation est simple : droite = pourfendeur organisé de fonctionnaires - gauche x (dogme indécrottable de la protection du service public en danger) = simili débat pas très concret.

Essayons, je dis bien essayons, de prendre un peu de recul, rien qu'une seule fois.

L'idée de fond part du constat que la mobilité professionnelle reste très faible dans l'administration française. Moins de 5% des agents change de secteur durant leur carrière. Le gouvernement choisit donc de bousculer les règles et de favoriser la circulation dans les corps d'état. Pourquoi pas ? Ce système fonctionne très bien dans le privé, c'est même une de ses caractéristiques fondamentales. Par ailleurs, nul ne peut nier (en fait si, certains le font) que le monde change, la France change, l'état de nos finances change, les besoins des citoyens changent... Il peut donc être opportun d'initier cette mobilité maintenant pour s'adapter à cette nouvelle donne générale. On ferme des implantations militaires ? Qu'à cela ne tienne, les fonctionnaires peuvent anticiper et changer d'activité.

Oui, mais bon. La mobilité n'est pas un terme encore très "hype" dans l'administration française. Si le secteur privé a besoin de cette faculté, principalement pour équilibrer naturellement le rapport de force entre salariés et patrons (je suis libre de te quitter si tu ne me donnes plus satisfaction) et répondre à l'évolution constante du marché (disparition de pans entiers d'activités avec reclassement du personnel), le public, lui, prône plutôt la stabilité.
Les candidats aux différents concours recherchent une continuité dans leur progression au sein de la même administration et veulent être rassurés sur la pérennité de leur emploi, en contrepartie, parfois, de salaires plus faibles..

Bref, un gros changement culturel. Voilà pourquoi je vous dis que cette loi, votée sans médiatisation, pourrait bien chambouler non seulement la mobilité des personnes au sein du service public, mais aussi la mutation d'administrations entières demain.
Il sera intéressant de suivre tout ça de très près et de voir comment réagissent les fonctionnaires à cette nouvelle opportunité-menace-force-faiblesse.
Par Campeo - Publié dans : Règlementation - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 18:20


A la suite de la remise de son avis public du 23 juin 2009, la Commission indépendante chargée par la Constitution (art. 25, al. 3) de donner un avis sur les projets de textes délimitant les circonscriptions pour l'élection des députés a été saisie par le Gouvernement de nouveaux projets de redécoupage ou de remodelage dans sept départements.
La Commission s'est réunie le 30 juin 2009 pour examiner ces projets alternatifs. Elle les a validés dans trois cas (Finistère, Pyrénées-Orientales, Vienne), a donné un avis défavorable dans trois autres cas (Loir-et-Cher, Pas-de-Calais et Val-d'Oise) et a donné un avis favorable sous une réserve dans le cas de Paris.


Finistère (29)

La Commission prend acte du souhait du Gouvernement de ne pas suivre la proposition qu'elle avait émise tendant à rééquilibrer les 1re et 7e circonscriptions dans le sud du département.
S'agissant du nord du département, la Commission proposait de transférer le canton de Plabennec de la 3e vers la 5e circonscription puis, pour atténuer les effets de ce transfert sur la 5e circonscription, de déplacer ensuite le canton de Plouescat de la 5e vers la 4e circonscription.
Le Gouvernement envisage désormais pour sa part le transfert du canton de Brest-Bellevue de la 3e à la 2e circonscription. Ce nouveau projet, qui présente une forte logique territoriale, permet de réduire de manière aussi satisfaisante les écarts démographiques existants.
La Commission lui donne un avis favorable.


Loir-et-Cher (41)

Afin de réduire le fort déséquilibre qui affectait la 1re circonscription, centrée autour de Blois (+ 18,41 %), et la 3e circonscription, centrée autour de Vendôme (― 15,01 %), la Commission proposait de transférer de l'une à l'autre le canton d'Herbault.
Le Gouvernement envisage, dans son nouveau projet, de maintenir ce canton dans la 1re circonscription et de transférer les cantons de Blois 1er et de Blois 5 de la 1re à la 3e circonscription.
La Commission émet un avis défavorable à ce projet qui, pour éviter de séparer le canton d'Herbault de la ville de Blois, conduit à scinder cette dernière entre deux circonscriptions.


Pas-de-Calais (62)

La Commission prend acte du souhait du Gouvernement de suivre la proposition qu'elle a émise pour rééquilibrer les 1re et 2e circonscriptions.
La Commission proposait en outre, pour remédier aux déséquilibres symétriques qui affectent les 9e et 10e circonscriptions, de transférer un canton de la seconde à la première (le canton d'Auchel ou celui de Nœux-les-Mines) et, enfin, de transférer le canton d'Audruicq de la 7e à la 6e circonscription.
Le Gouvernement propose désormais, pour sa part, de transférer le canton d'Auchel de la 10e à la 8e circonscription, celui d'Heuchin de la 8e à la 6e, et de laisser inchangée la 7e circonscription.
La Commission émet un avis défavorable à ce nouveau projet, qui laisse intact le déficit significatif affectant la 9e circonscription.


Pyrénées-Orientales (66)

A l'origine, le projet du Gouvernement maintenait le découpage existant, en dépit d'un déséquilibre démographique important entre les 2e et 3e circonscriptions.
La Commission proposait de résorber l'écart constaté par le transfert à la 3e circonscription des deux cantons de Sournia et de Saint-Paul-de-Fenouillet.
Dans son nouveau projet, le Gouvernement envisage pour sa part le transfert du canton de Saint-Estève de la 2e à la 3e circonscription. La Commission émet un avis favorable à ce projet, qui permet d'atteindre un équilibre démographique encore plus satisfaisant.


Paris (75)

La Commission prend acte de la décision du Gouvernement de suivre la proposition qu'elle avait émise s'agissant de la rive gauche.
S'agissant de la rive droite, le nouveau projet du Gouvernement s'inspire étroitement des propositions émises par la Commission, moyennant quelques ajustements mineurs qui s'expliquent essentiellement par l'actualisation des dernières données démographiques fournies par l'INSEE. Dans cette mesure, la Commission émet donc un avis favorable à son sujet.
Le nouveau projet envisage toutefois un découpage différent de celui proposé par la Commission en ce qui concerne la 3e circonscription. La Commission émet un avis favorable, sous la réserve expresse que le quartier Europe soit intégralement maintenu dans la 1re circonscription.


Vienne (86)

A l'origine, le projet maintenait le découpage existant, en dépit du fort déséquilibre affectant, de manière presque symétrique, les 1re (+ 14,41 %) et 3e (― 18,15 %) circonscriptions.
La Commission proposait de résorber ce double écart par le transfert de la 1re à la 3e circonscription du canton de Saint-Julien-l'Ars.
Le Gouvernement envisage désormais pour sa part le transfert entre ces deux circonscriptions du canton de Vouneuil-sur-Vienne, ce qui permet de parvenir à un équilibre démographique aussi satisfaisant. La Commission émet donc un avis favorable à ce projet de remodelage.


Val-d'Oise (95)

Le projet initial de redécoupage faisait apparaître des déséquilibres affectant les 2e (― 16,33 %), 3e (+ 13,74 %), 5e (+ 12,64 %), 7e (+ 16,28 %) et 10e (― 14,20 %) circonscriptions.
Pour réduire les deux écarts les plus importants, qui affectent la 7e circonscription et la 2e circonscription, la Commission proposait de transférer de l'une à l'autre le canton de Viarmes.
Le nouveau projet du Gouvernement se borne à transférer dans la 2e circonscription une partie plus importante de la commune de Jouy-le-Moutier située dans le canton de L'Hautil. Cette modification étant insuffisante pour réduire les écarts constatés, la Commission émet un avis défavorable au nouveau projet et maintient sa propre proposition.

Source : JO
Par Campeo - Publié dans : Règlementation - Communauté : Actualité générale
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 09:48
Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a exclu le 15 mai l'idée d'un changement du mode de scrutin pour les régionales avant le prochain scrutin de 2010 et jugé "impensable" l'idée d'une présidentielle à un tour, comme l'a évoquée Jean-Pierre Raffarin.

"Pour les régionales de l'an prochain pour moi les choses sont claires : on ne touche pas à un mode de scrutin à moins d'un an des élections, a déclaré X avier Bertrand sur LCI.
"C'est la position qui est celle du Mouvement populaire, nous l'avons déjà dit, ce qui est important aujourd'hui c'est de réussir la réforme des collectivités territoriales et on ne changera pas les règles du jeu avant ce scrutin".

Interrogé sur l'hypothèse d'une présidentielle à un seul tour, le secrétaire général de l'UMP a assuré que cela était "impensable, tout simplement impensable".
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait demandé, la veille sur RTL, une "réflexion" sur le scrutin à un tour pour toutes les élections. "Dans mon esprit, il n'est pas question de changer de mode de scrutin pour 2010, mais (...) d'ouvrir le débat sur toutes les élections, présidentielle comprise", a-t-il précisé le même jour dans Le Figaro.
Gazette des Communes
Par Campeo - Publié dans : Règlementation - Communauté : Politique française
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 20:41
Deux députés, (UMP et PS), proposent chacun de leur côté une projet de loi visant à abaisser à 18 ans l'âge légal pour se rpésenter à l'ensemble des mandats électifs...
L'objectif serait de réduire l'écart qui se creuse entre les élus et les jeunes. Pas bête !
Il s'agirait donc d'unifier tous les mandats français et européens.
Pour rappel, à l'heure actuelle, les âges requis pour se présenter aux élections sont les suivants :

- Conseiller municipal : 18 ans,
- Maire : 18 ans,
- Conseiller Général : 18 ans,
- Conseiller Régional : 18 ans,
- Législatives : 23 ans,
- Européennes : 23 ans,
- Présidentielles : 23 ans,
- Sénatoriales : 30 ans....
Par Campeo - Publié dans : Règlementation - Communauté : Actualité générale
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 09:02
Aux termes de l'article L. 52-8, alinéa 2, du code électoral, « les personnes morales, à l'exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués ».

Ainsi, seuls les partis politiques ou groupements politiques qui se conforment à la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence du financement de la vie politique peuvent financer librement et sans limitation de plafond, les campagnes électorales. Un groupe politique au sein d'un conseil régional n'entrant pas dans cette catégorie, si l'un de ses employés, rémunéré par lui, participe pendant son temps de travail à une campagne électorale, il conviendra de considérer cette participation comme un don de personne morale.

Il en va de même si le collaborateur est salarié du conseil régional et affecté à un groupe d'élus. En effet, s'agissant des personnels de la fonction publique d'État ou territoriale (fonctionnaires et contractuels), ils doivent être placés en position de congé ou de disponibilité pour convenance personnelle, pour participer à la campagne électorale, ou bien apporter leur concours en dehors des heures de service. Dans le cas contraire, cette participation constituerait un don de personne morale de droit public, en violation de l'article L. 52-8 du code électoral.

Source : Sénat
Par Campeo - Publié dans : Règlementation
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