
Là, franchement, je ne pouvais pas résister.
Devant un tel gâchis et une telle incompréhension du message donné par les français lors du dernier scrutin je voulais réagir.
Je parle bien entendu des intentions de l'opposition française dans son ensemble en vue du prochain Congrès de Versailles...
Atterrant.
Comment, d'ailleurs, qualifier cette "oppostion" qui ne s'opposera pas ? Elle pense (sic) le faire en délaissant les bancs du Congrès mais en fait, par cette attitude, elle affiche plus de
l'abandon, une protestation dépassée, un comportement borné qu'un réel projet d'opposition constructif.
Quel gâchis !
Je ne comprends pourtant pas qu'après les résultats des urnes il y a 15 jours, les responsables politiques de gauche s'échinent à nier l'évidence et insistent sans écouter ce que leurs électeurs
leur ont dit (ou pas d'ailleurs).
Certains présidentiables au PS ont pourtant tiré la sonnette d'alarme, certes par intérêt personnel, mais aussi en dessinant le tableau d'une mort annoncée sans réaction claire et nette. Mme
Aubry juge, elle, qu'il est urgent d'attendre.
Mais revenons à nos moutons. Les Français ont clairement crié au PS : "proposez, créez, entendez-vous, innovez, cessez d'être sectaires et dogmatiques...." Mais visiblement, le message n'a pas
été reçu, même pas 1 sur 5.
En refusant de participer au débat qui suivra l'allocution du Président de la République, quel spectacle espèrent-ils donner à leurs partisans ? Quelles espérances ? Et encore ont-ils finalement
décidés de se rendre à Versailles sous la pression de sénateurs lucides et de personalités paniquées. Rien ne peut justifier aux yeux d'un militant qui se bat sur le terrain, dans les quartiers,
dans les associations que ses élus fassent motus et bouches cousues lors d'une telle réunion.
Idem pour les Verts. Je suis deçu par leur choix. Voilà un parti plebiscité lors de européennes et qui décide déjà de ne pas rentrer dans le débat. Parce que se taire et, plus encore, être
absent, c'est pire que tout.
Enfin quoi ? La Constitution a été modifiée. Que je sache, nous ne sommes pas en révolution ou en guerre. Il est donc du devoir d'un élu de la République, quand un événement comme un Congrès
(surtout une première dans la forme) se dessine de représenter les gens qui lui on fait confiance et qui lui ont donné mandat pour les représenter.
Même si le débat qui s'annonce ne sera pas fondateur, même s'il ne changera pas les choses, en abandonnant de cette manière la tribune, en renonçant à s'exprimer, l'image des hommes politiques
n'en sortira pas grandie, les Français hésiteront de plus en plus à se rendre dans les bureaux de vote et c'est tout le système démocratique qui, au final, sera le grand perdant dans
l'histoire.
Si les hommes politiques s'absentent du débat, les électeurs s'absenteront des bureaux de vote et, le pire, c'est que ce sont les premiers qui auront signé leur mot d'excuses...
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