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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 18:20


A la suite de la remise de son avis public du 23 juin 2009, la Commission indépendante chargée par la Constitution (art. 25, al. 3) de donner un avis sur les projets de textes délimitant les circonscriptions pour l'élection des députés a été saisie par le Gouvernement de nouveaux projets de redécoupage ou de remodelage dans sept départements.
La Commission s'est réunie le 30 juin 2009 pour examiner ces projets alternatifs. Elle les a validés dans trois cas (Finistère, Pyrénées-Orientales, Vienne), a donné un avis défavorable dans trois autres cas (Loir-et-Cher, Pas-de-Calais et Val-d'Oise) et a donné un avis favorable sous une réserve dans le cas de Paris.


Finistère (29)

La Commission prend acte du souhait du Gouvernement de ne pas suivre la proposition qu'elle avait émise tendant à rééquilibrer les 1re et 7e circonscriptions dans le sud du département.
S'agissant du nord du département, la Commission proposait de transférer le canton de Plabennec de la 3e vers la 5e circonscription puis, pour atténuer les effets de ce transfert sur la 5e circonscription, de déplacer ensuite le canton de Plouescat de la 5e vers la 4e circonscription.
Le Gouvernement envisage désormais pour sa part le transfert du canton de Brest-Bellevue de la 3e à la 2e circonscription. Ce nouveau projet, qui présente une forte logique territoriale, permet de réduire de manière aussi satisfaisante les écarts démographiques existants.
La Commission lui donne un avis favorable.


Loir-et-Cher (41)

Afin de réduire le fort déséquilibre qui affectait la 1re circonscription, centrée autour de Blois (+ 18,41 %), et la 3e circonscription, centrée autour de Vendôme (― 15,01 %), la Commission proposait de transférer de l'une à l'autre le canton d'Herbault.
Le Gouvernement envisage, dans son nouveau projet, de maintenir ce canton dans la 1re circonscription et de transférer les cantons de Blois 1er et de Blois 5 de la 1re à la 3e circonscription.
La Commission émet un avis défavorable à ce projet qui, pour éviter de séparer le canton d'Herbault de la ville de Blois, conduit à scinder cette dernière entre deux circonscriptions.


Pas-de-Calais (62)

La Commission prend acte du souhait du Gouvernement de suivre la proposition qu'elle a émise pour rééquilibrer les 1re et 2e circonscriptions.
La Commission proposait en outre, pour remédier aux déséquilibres symétriques qui affectent les 9e et 10e circonscriptions, de transférer un canton de la seconde à la première (le canton d'Auchel ou celui de Nœux-les-Mines) et, enfin, de transférer le canton d'Audruicq de la 7e à la 6e circonscription.
Le Gouvernement propose désormais, pour sa part, de transférer le canton d'Auchel de la 10e à la 8e circonscription, celui d'Heuchin de la 8e à la 6e, et de laisser inchangée la 7e circonscription.
La Commission émet un avis défavorable à ce nouveau projet, qui laisse intact le déficit significatif affectant la 9e circonscription.


Pyrénées-Orientales (66)

A l'origine, le projet du Gouvernement maintenait le découpage existant, en dépit d'un déséquilibre démographique important entre les 2e et 3e circonscriptions.
La Commission proposait de résorber l'écart constaté par le transfert à la 3e circonscription des deux cantons de Sournia et de Saint-Paul-de-Fenouillet.
Dans son nouveau projet, le Gouvernement envisage pour sa part le transfert du canton de Saint-Estève de la 2e à la 3e circonscription. La Commission émet un avis favorable à ce projet, qui permet d'atteindre un équilibre démographique encore plus satisfaisant.


Paris (75)

La Commission prend acte de la décision du Gouvernement de suivre la proposition qu'elle avait émise s'agissant de la rive gauche.
S'agissant de la rive droite, le nouveau projet du Gouvernement s'inspire étroitement des propositions émises par la Commission, moyennant quelques ajustements mineurs qui s'expliquent essentiellement par l'actualisation des dernières données démographiques fournies par l'INSEE. Dans cette mesure, la Commission émet donc un avis favorable à son sujet.
Le nouveau projet envisage toutefois un découpage différent de celui proposé par la Commission en ce qui concerne la 3e circonscription. La Commission émet un avis favorable, sous la réserve expresse que le quartier Europe soit intégralement maintenu dans la 1re circonscription.


Vienne (86)

A l'origine, le projet maintenait le découpage existant, en dépit du fort déséquilibre affectant, de manière presque symétrique, les 1re (+ 14,41 %) et 3e (― 18,15 %) circonscriptions.
La Commission proposait de résorber ce double écart par le transfert de la 1re à la 3e circonscription du canton de Saint-Julien-l'Ars.
Le Gouvernement envisage désormais pour sa part le transfert entre ces deux circonscriptions du canton de Vouneuil-sur-Vienne, ce qui permet de parvenir à un équilibre démographique aussi satisfaisant. La Commission émet donc un avis favorable à ce projet de remodelage.


Val-d'Oise (95)

Le projet initial de redécoupage faisait apparaître des déséquilibres affectant les 2e (― 16,33 %), 3e (+ 13,74 %), 5e (+ 12,64 %), 7e (+ 16,28 %) et 10e (― 14,20 %) circonscriptions.
Pour réduire les deux écarts les plus importants, qui affectent la 7e circonscription et la 2e circonscription, la Commission proposait de transférer de l'une à l'autre le canton de Viarmes.
Le nouveau projet du Gouvernement se borne à transférer dans la 2e circonscription une partie plus importante de la commune de Jouy-le-Moutier située dans le canton de L'Hautil. Cette modification étant insuffisante pour réduire les écarts constatés, la Commission émet un avis défavorable au nouveau projet et maintient sa propre proposition.

Source : JO
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 00:10
J’ai assisté lundi à un discours de campagne bien étonnant.
Lionel Lassagne, Conseiller Général du Rhône et Dominique Perben recevaient Jean-Pierre Raffarin à Lyon.

À la fin de la l’allocution de l’ancien Premier Ministre, Dominique Perben, Député de la 4ème circonscription du Rhône et ancien candidat à la Mairie de Lyon a pris la parole et s’est longuement exprimé sur la politique locale. Bien que refusant de prendre part au débat entre l’opposition et la majorité municipale actuelle, c’est en qualité de Député et de….lyonnais qu’il s’est exprimé.

Alors que l’échec cuisant des municipales lyonnaise pour l’UMP semblait reposer notamment sur un problème de légitimité et d’image du candidat, il apparaît aujourd’hui plus convaincant qu’hier sur sa sensibilité et son attachement à sa ville. Cela arrive bien tardivement malheureusement et ce changement d’image, volontaire ou non, eut été nécessaire bien avant !
C’est l’avenir de l’Hôtel-Dieu, voué semble-t’il à la privatisation qui a fait sortir de ses gonds Dominique Perben et l’a poussé à se montrer sous un autre aspect.
De l’émotion, de la sincérité, de la proximité, de l’attachement…voilà les ingrédients d’une recette qui aurait pu porter ses fruits dans une ville où le parachutage n’est toujours pas accepté par la population.
GM
Par Campeo - Publié dans : Actualité - Communauté : tout LYON - et ses environs
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 00:01
Difficile de comprendre ce qui se passe au Honduras.
Coup d'état ?
Réaction "légitime" face à une tentative d'abus de pouvoir du Président ?

L'Occident doit, à coup sûr, développer ses talents diplomatiques pour prendre position (ou pas?) face à la situation de ce petit pays d'Amérique du Sud.

Les militaires du pays ont destitué le Président en place, Manuel Zelaya le 28 juin dernier.
Certains voient dans ce putsch une contre-offensive face à la volonté du Président de vouloir modifier la Constitution en sa faveur pour pouvoir se représenter (genre Hugo Chavez).
D'autres louent cette armée qui a sainement réagi et pris cette initiative pour sauver la démocratie en péril.
Les pays d'Amérique Latine condamnent.
Hugo Chavez aussi, il prépare son armée.

Nous avons pu joindre pas mail un ami en séjour dans ce pays qui nous a écrit ces quelques lignes :


"Oui tout va bien, je suis avec mon père qui vit la bas, donc il n'y a pas de soucis.
J'espère que les media francais traiteront bien l'info, car les militaires ont respecté la Constitution, ils ont suivi un ordre du Parlement et de la Cour Suprême de justice de destituer le Président qui lui a violé la Constitution pour garder le pouvoir. Le Président est un allié de Chavez et Castro. Et les forces armées ont sauvé la démocratie. Ils vont rendre le pouvoir aux civils dans la journée pour le donner par interim au Président du Parlement."


Pour le moment, la situation semble calme et tout le monde finit par prendre parti pour le Président destitué.

Les jours qui arrivent donneront raison à notre correspondant ou bien au cercle des nations réunies pour condamner ce sport national qu'est le coup d'état dans cette région du monde.
Alcazar contre Tapioca en quelque sorte, décidément, la vie est un éternel recommencement !
Par Campeo - Publié dans : Actualité - Communauté : Carnets Politiques
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /2009 00:01
Quelle est l'expression consacrée quand on s'esclaffe sur Internet ?
Mdr (Mort de rire) !? Lol (Laughting out loud) !?
Tel fut mon état quand j'ai parcouru cet article du Monde. Les cadres du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) démissionnent suite aux résultats des élections européennes....

Et oui, les pauvres, on les comprend ! Le résultat, maigre et décevant pour le moins, n'incite pas à la rigolade.
Mon hilarité, néanmoins, n'a pas pour origine le pourcentage réalisé par Olivier Besancenot.
Ni le fait que les éléments influents de ce nouveau parti quittent le navire après la bataille.
On cite notamment la belle prise de guerre, Jean-Claude Labranche, syndicaliste influent à Marseille (c'est lui les innombrables-incessantes-coûteuses-suicidaires-répétitives-injustifiées-corporatistes grèves du port autonome et de la SNCM ????).
Non, ce ne serait pas bien de se moquer ou de critiquer une faiblesse (passagère très certainement) d'un mouvement politique, fusse t'il le porte étendard d'idées différentes des miennes.
Pas le genre de la maison en tout cas !

Non non. Ce n'est pas ça. Mais franchement dans le titre de l'article du Monde "Des cadres du NPA démissionnent au lendemain d'un scrutin européen qui n'a pas répondu à leurs espoirs", il n'y a rien qui vous choque ??? Relisez bien !
Et oui, c'est le mot "cadre" qui m'amuse follement.
Pour un groupe qui se dit révolutionnaire, anti-conformiste, novateur, contre toute règle hiérarchique, quelle ironie !

Roulements de tambour ! Mesdames et Messieurs, au NPA comme ailleurs, il y a des cadres. C'est-à-dire des gens qui en dirigent d'autres, qui ont une fonction d'encadrement...Bref, on découvre qu'au NPA, il y a un ordre, une structure établie, des procédures. Tout ce que Besancenot dénonce, critique et rejette dans ces discours.
Au fait, que pensent ces mêmes cadres des séquestrations, opérées juste avant les élections d'ailleurs ?

Oui, oui, je sais, pas de quoi ruer dans les brancards, pas de quoi faire un billet, sujet un peu léger  me direz-vous, mais quand même. Preuve qu'Olivier Besancenot, malgré un style et des envolées lyriques de belle facture, utilise les mêmes stratagèmes, les mêmes moyens que ses petits copains pour trouver une audience, diriger un groupe, peser, bref avoir une once de pouvoir.
Quand je vous dis que tout fout le camp !
Par Campeo - Publié dans : Billets Campeo - Communauté : Politiquement Direct
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 18:37
Je viens de lire l'excellent article de Bernard Poignant, maire PS de Quimper.
J'ai trouvé son analyse particulièrement intéressante.
Faisons en effet un point sur la situation des partis politiques dans notre pays. A l'issue du dernier scrutin, on peut, sans trop se tromper, tirer les conclusions suivantes :

- L'UMP a conforté ses assises, garde son électorat, et Nicolas Sarkozy peut entamer la deuxième phase de son mandat plus serein.
- Le PC est, je crois, définitivement mort, son discours et l'image de son histoire soviétique notamment n'est plus adaptée à notre époque et à l'évolution de la société et du monde.
- Les autres partis révolutionnaires ou quelque peu extrémistes ne séduisent plus les Français qui ont compris, pour la plupart, que leurs projets ne menaient à rien. Par ailleurs, ceux qui ne font que cristalliser le rejet, le négativisme, et se complaisent dans la critique n'intéressent plus personne.
- Les Verts surfent sur un tendance et agrègent les personnes sensibles au Développement sociétale, planétaire Durable. Néanmoins, ce sujet devra être d'actualité quel que soit le courant politique dans les années à venir. Personne ne pourra prétendre vouloir s'occuper de l'intérêt général et des générations à venir sans intégrer cette dimension dans son programme et sa politique.

Reste le cas du PS et du MODEM.
Ses échecs électoraux successifs depuis 2002, ses dissensions internes, sa difficulté à trouver un leader et un programme moderne doivent nous alerter.
Plusieurs grands partis politiques fondés depuis le 19ème siècle sur des théories et des idées valables à un certain moment, n'ont pas survécu à l'évolution de la société, des échanges, des monnaies, des modes de consommation et des envies de électeurs.
Sans parler uniquement de la SFIO, disparue malgré son maillage d'élus locaux, on peut aussi citer le Parti Radical aujourd'hui "ventilé" entre droite et gauche, le communisme qui s'éparpille, le gaullisme, accommodé à toutes les sauces et affiché par tout le monde mais surtout n'importe qui.

La (bonne) question que pose Bernard Poignant est intéressante : que peut proposer aujourd'hui le PS qu'il n'a déjà donné à la France ? En matière de protection sociale, de prestations contre les contraintes économiques (on le voit très bien aujourd'hui avec la crise, notre "matelas" social amorti le choc beaucoup mieux que dans les autres pays touchés) , notre pays est, on le sait, un des plus avancés.
Alors quoi ? What esle, comme dirait l'autre ?

Le Parti Socialiste n'étant semble t'il pas prêt à faire sa mue en terme de nom, de programme, d'adaptation aux modèle capitaliste choisi par l'ensemble des continents, il court un risque majeur de disparition, comme les prédécesseurs cités plus haut. Ses électeurs, en tout cas, cherchent leur voie et semblent ne plus avoir envie de donner la leur au parti sans discernement.
Qui peut profiter de ces errements ? La nature ayant horreur du vide, c'est bien connu et c'est surtout vérifié, il est évident que celles et ceux qui suivaient le PS reporteront leur confiance et leurs espoirs dans un autre leader, dans un autre courant politique.
Et c'est François Bayrou, malgré son dernier camouflet aux européennes, qui risque d'en récolter les fruits. De manière imagée, quand le PS (s'il ne se donne pas les moyens d'un changement de cap radical, ce qui reste encore possible) tombera inéluctablement de sa branche, Bayrou n'aura plus qu'a récupérer le fruit ainsi tombé dans son escarcelle.

De fait, sa proposition sociale démocrate, vidée de sa substance chrétienne (rappelons au passage que François Bayrou avait fait de cette dominante chrétienne catholique un étendard brandi dans chaque interview, dans chaque intervention avant de se rétracter pour adopter une teneur plus consensuelle et moins marquée religieusement) devient un réceptacle acceptable voire confortable pour les électeurs ne croyant plus à l'Internationale.
S'il se remet personnellement en cause suite aux européennes, sait garder son staff, arrive à écrire un programme où l'accompagnement des Français dans le monde qui les entoure et la réduction des écarts sociaux entre plus faibles et extrêmement riches, il trouvera enfin sa troisième voie. Gageons qu'il deviendra alors une alternative crédible pour accéder au pouvoir.
Les anciens partisans socialistes viendront naturellement s'accrocher à ce nouveau bateau pour trouver un havre et rebondir après des années de disette.
Finalement, François Bayrou invente la théorie de la gravitation politique, Newton doit être tout retourné de n'y avoir pensé !
Par Campeo - Publié dans : Billets Campeo - Communauté : Politique française
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