"On n'est pas dans la m...." ce doit être ce que pense ce soir Martine Aubry et
Monsieur Jean-Marc Ayrault, désigné intermédiaire volontaire pour l'occasion !
Les électeurs irlandais se prononceront une seconde fois à cette date. S’ils disent
oui, le processus de ratification sera rapidement bouclé. S’ils redisent non, l’impasse sera totale.
MODEM : le 4 juillet dernier avait lieu le
conseil national du MODEM à Paris. François Bayrou, a annoncé que son parti allait adopter « une stratégie cohérente au niveau national » pour les régionales et
qu'il envisageait une désignation directe des candidats par les militants, peut-être même par les sympathisants du mouvement. On ne sait pas comment se présentera la stratégie des alliances. Le
MODEM semble vouloir "y aller seul" dans certaines régions. Ce qui est sûr c'est que le président du Mouvement Démocrate doit trouver la bonne ligne après la débâcle des européennes, la
protestation des cadres du parti et la nomination de Michel Mercier au gouvernement.François Bayrou veut se donner rapidement une nouvelle image : plus posée, plus rassembleuse et moins concentrée sur la lutte politique quotidienne. Il veut se donner une vraie posture et stature d'homme politique, potentiel Président de la République.
Dans cette optique moins bagarreuse, le patron du MODEM a notamment regretté son affrontement à distance avec Nicolas Sarkozy et son altercation avec Daniel Cohn-Bendit aux Européennes. Il a également annoncé la tenue cet automne d'un grand congrès pour donner des réponses aux problèmes de la société française. Corinne Lepage, député européenne et vice-présidente du parti, avait vivement critiqué la stratégie de François Bayrou au soir des européennes, estimant que le projet du MODEM n'avait pas suffisamment été identifié par les électeurs lors cette campagne.
PS : il y a urgence au PS ! Est-ce un hasard si
c'est le thème du rugby qui a été choisi pour ce rassemblement destiné à resserrer
les rangs? Martine Aubry estime qu'il faut avant tout unifier le PS avant de chercher à s'allier en dehors du parti. Certes.
Mais elle est gênée dans cette tâche par une Ségolène Royal encore absente et qui a décidé (enfin) de mesurer ses déclarations médiatique, un Maire de Lyon qui pousse pour lancer un débat sur le programme du PS et sa rénovation, un Manuel Valls qui joue au trublion...
Enfin, le PS doit éviter à tous prix un rassemblement Verts-Modem pour les régionales, alliance qui l'isolerait encore plus entre la gauche radicale qui semble vouloir s'unir pour l'occasion et un pôle écolo-démocrate potentiellement séduisant.
VERTS : décidément, Daniel
Cohn-Bendit veut faire parler de lui et surprendre. Après avoir organisé une fête d'enfer à Saint-Ouen le week-end dernier, le leader d'Europe Ecologie demande à ses amis de ne pas
faire alliance avec le PS pour les
régionales... Info ou intox destinée à faire monter les enchères auprès d'un Parti Socialiste en quête de solutions pour maintenir autant que faire se peut son hégémonie dans les régions
françaises ?
Manuel Valls a ainsi déclaré sur son blog que l'alliance avec d'autres partenaires devait être cherchée et la plus large possible.
UMP : l'embellit aura été de courte durée !
Certes, le parti présidentielle a dominé les résultats des européennes. Pour celles et ceux qui arguent que les réserves de voix sont faibles, qu'en cas de deuxième tour le résultat eu été
différent, il faut rappeler que ces dernières élections étaient...... en un seul tour. Et oui, ça ne vous aura pas échappé. Les Français en ont forcément tenu compte dans leur approche et leurs
intentions de vote ! Embellie de courte durée, les derniers sondages montrent déjà une chute de 6 points de la côte popularité de Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement semble vouloir continuer à réformer ce qui fidélise son électorat et assure son ancrage électoral. Outsider sur les élections régionales, l'UMP est pourtant attendu au tournant notamment en île de France, région réputée "prenable" par l'opinion, les média et les observateurs politiques.
NPA : Le NPA a compris semble t'il le
message des élections européennes : la désunion n'est pas populaire chez les électeurs. Le parti d'Olivier Besancenot, qui n'a obtenu aucun eurodéputé, avait refusé de rejoindre le
Front de gauche. Besancenot restant persuadé que les communistes s'allieront au PS dès les régionales pour « sauver leurs élus ». Jean-Luc Mélenchon
avait habilement rejeté sur le NPA le poids de la désunion. Pour le nouvel eurodéputé, élu dans le Sud-Ouest le 7 juin, « la leçon des élections européennes, c'est que si
“ l'autre gauche ” s'était rassemblée, c'est nous qui occuperions la quatrième place. Nous aurions obtenu un peu plus de 10 % et nous aurions eu 12 députés ».
Le NPA semble désormais bien décidé à sortir de son isolement et lance des consultations, organise des rencontres avec les autres partis de gauche. Le premier à ouvrir le bal fut le Parti de Gauche de Mélanchon, puis le PC et enfin Lutte Ouvrière...
FRONT DE GAUCHE : D'après Jean-Luc
Mélenchon, le PS étouffe sous le poids de ses egos présidentiables et de ses contradictions internes. Le MODEM agonise avec la crédibilité de son président. En revanche, il est
désormais quasi officiel que le Front de Gauche cherchera à s'entendre avec le NPA pour assurer l'essentiel aux régionales. Les représentants locaux en tout cas ne s'en
cache plus.
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a donné le 4
juillet un coup de pouce à l'idée du «chèque vert» pour redistribuer aux ménages le produit de la taxe carbone, mais les arbitrages sont loin d'être finalisés.
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